En Nl Fr
<
>
  • languages
  • years
  • contexts
  • locations

#19458
track: 2219 - 01 - BNA-BBOT
album: 2219 - Kanal

Introduction d'Yves Goldstein et du projet Kanal [00:00:00] - [00:00:31] : Yves Goldstein présente son parcours professionnel et son rôle de directeur général de la fondation Canal. Genèse ... (read more)
Introduction d'Yves Goldstein et du projet Kanal [00:00:00] - [00:00:31] : Yves Goldstein présente son parcours professionnel et son rôle de directeur général de la fondation Canal. Genèse et vision du projet Canal [00:01:11] - [00:04:58] : Le projet est né du paradoxe que Bruxelles, ville cosmopolite et centre d'art contemporain dynamique, manquait d'un musée d'art moderne et contemporain. L'objectif est de créer une "ville dans la ville" pour tous, utilisant l'art comme levier de cohésion sociale et de "vivre-ensemble", renforcé par le contexte des attentats de Bruxelles. Politique d'inclusion et d'emploi local [00:08:05] - [00:10:30] : Le musée prévoit de créer environ 100 emplois dans l'HORECA et d'autres secteurs, en privilégiant le recrutement local via des associations et missions pour l'emploi, dans une démarche de "circuit court professionnel". Place des artistes bruxellois et collection d'art [00:11:03] - [00:18:20] : Le partenariat avec le Centre Pompidou vise à la reconnaissance internationale tout en mettant en lumière la scène artistique bruxelloise. Kanal ouvrira avec neuf expositions produites localement et a constitué la première collection publique d'art contemporain à Bruxelles, axée sur des œuvres du XXIe siècle d'artistes liés à la ville ou à la Belgique. Impact urbanistique et social sur le quartier [00:18:47] - [00:25:53] : Le projet rêve d'améliorer les espaces publics et de lutter contre la ghettoïsation, promouvant la mixité socio-économique et culturelle. L'interlocuteur souligne l'importance d'éviter la gentrification et d'imposer des conditions aux promoteurs immobiliers. Choix de l'implantation le long du canal [00:26:03] - [00:31:16] : Le canal, zone historiquement populaire et diverse, est perçu comme un cœur de la diversité bruxelloise et un levier de développement territorial pour transformer cette "frontière physique" en une "valeur ajoutée" pour la ville, s'inscrivant dans un "Plan Canal" plus large. Valorisation du bâtiment de l'ancien garage Citroën [00:31:18] - [00:35:52] : L'ampleur du bâtiment de 40 000 m² a permis d'imaginer un musée différent. La transformation vise à préserver l'héritage architectural industriel et moderniste, ainsi que l'âme du passé ouvrier de Bruxelles, en intégrant des éléments historiques et en accueillant la Fondation Canal Architecture. Impact personnel du projet sur Yves Goldstein [00:38:28] - [00:44:30] : Le projet représente la poursuite de ses convictions militantes pour Bruxelles et la société. Il a pris conscience de l'efficacité de l'action à une échelle plus micro, même si le musée est une "grosse machine" qui, il en est certain, changera la vie de nombreuses personnes. Projet futur : l'ouverture d'une "livrairie" [00:44:31] - [00:47:09] : L'interlocuteur souhaite ouvrir une "livrairie" (librairie-lieu de vie) consacrée à la littérature de fiction d'éditions indépendantes, comme un acte de résistance face au monde des écrans et un lieu de rencontre et de partage autour des livres.

#19457
track: 2219 - 02 - BNA-BBOT
album: 2219 - Kanal

18/06/2026
L'interview, enregistrée le 18 juin 2026, est la deuxième partie d'une discussion avec Yves Goldstein de la Fondation Kanal. Elle se concentre sur la vision, la transformation et ... (read more)
L'interview, enregistrée le 18 juin 2026, est la deuxième partie d'une discussion avec Yves Goldstein de la Fondation Kanal. Elle se concentre sur la vision, la transformation et l'avenir du futur musée Kanal à Bruxelles. Impact sur le quartier et intégration sociale de Canal (00:00:23) Le projet Canal vise à être un facteur d'accélération et d'approfondissement de la mutation du quartier, en s'assurant que le musée soit un lieu mixte, accessible et appropriable par tous les Bruxellois, au-delà de leur origine socio-économique ou culturelle. Imagination du futur musée et architecture (00:02:53) Le musée aura quatre entrées/sorties cardinales. L'architecture a réussi à transformer l'ancien garage en musée tout en conservant une familiarité, donnant l'impression de revenir "à la maison" pour ceux qui ont connu "Canal Brut", malgré l'ajout de nouveaux bâtiments internes. Préservation du patrimoine du bâtiment (00:05:50) Une grande attention a été portée à la conservation de l'héritage industriel du bâtiment (non classé), en gardant sa morphologie, des machines d'époque, les vestiaires des ouvriers et les châssis de 1935. Positionnement sur le classement du bâtiment (00:09:10) Yves Goldstein s'oppose à un classement formel pour maintenir l'agilité du bâtiment et de sa programmation, tout en garantissant sa pérennité par d'autres moyens. Souvenirs marquants du chantier (00:10:11) Les moments marquants incluent la redécouverte des grands espaces vides, la première phase de destruction, l'arrivée des grues et la transition actuelle où le chantier, comptant près de 400 ouvriers, laisse place au musée prenant forme, avec l'installation des cimaises pour les expositions. Points de vue et espaces préférés dans le musée (00:13:02) Il souligne la boulangerie centrale comme symbole du musée intégré au quotidien, la nef de 200 mètres de long pour ses perspectives, et le "Hall 5" (ou "la frite") pour sa lumière naturelle et son potentiel d'appropriation. Scénario d'une journée type au musée (00:16:33) Le rêve est un lieu de vie où se mêlent l'odeur du pain frais, des groupes scolaires en ateliers, des étudiants en cours, des jeunes répétant la danse ou la musique, des visiteurs à la bibliothèque et des terrasses animées. Message au visiteur international (00:20:22) Kanal mettra en lumière le dynamisme artistique contemporain de Bruxelles, de la Belgique et de l'Europe, se positionnant comme un grand musée du XXIe siècle, un "laboratoire de l'Europe" et un "point d'entrée" dans la ville. Vision du musée dans 20 ans (00:22:56) Le souhait est que Kanal continue d'être un "levier du vivre-ensemble" et prouve sa pertinence pour la pérennité de la ville de Bruxelles. Défis de l'expérimentation et comparaison à Pompidou (00:24:46) Le défi est de préserver l'esprit expérimental du lieu et éviter la "routine" de l'institutionnalisation. Contrairement à Pompidou, Kanal ouvrira avec quatre entrées libres et sans contrôle de sécurité, et vise à combiner les rôles du Centre Pompidou, du Palais de Tokyo et du 104.

#19456
track: 2217- 01 - BNA-BBOT
album: 2217 - 9m2

L'interview met en lumière le rôle essentiel des visiteurs de détenus dans le système carcéral belge, tout en critiquant profondément ce système pour son inefficacité, son caractère ... (read more)
L'interview met en lumière le rôle essentiel des visiteurs de détenus dans le système carcéral belge, tout en critiquant profondément ce système pour son inefficacité, son caractère punitif et sa violence intrinsèque. François de Bormann, avec 10 ans d'expérience, partage ses observations, ses défis et sa vision pour une approche plus humaine et réparatrice, qu'il nomme le "ravaudage". - Présentation du rôle de visiteur de détenu (00:00:36) : François de Bormann est visiteur de détenus depuis dix ans, une action coordonnée par l'ASBL Rhizome, toujours à la demande des détenus. - Motivation et procédure pour devenir visiteur (00:01:41) : Son parcours d'ingénieur est très différent, mais il a été attiré par l'écoute des autres et la situation des prisons. La procédure implique une interview par Rizome, l'approbation du Ministère de la Justice, puis un entretien avec un directeur de prison. - Déroulement des visites et environnement carcéral (00:08:00) : Les détenus font la demande. L'entrée dans la prison est un processus complexe et long. Les parloirs varient (petits et exigus, grands et bruyants, ou plus confortables selon les prisons). - Langue et communication (00:15:25) : La langue est un défi majeur. François de Bormann parle plusieurs langues, ce qui est très utile, et souligne les problèmes de procédure judiciaire liés aux barrières linguistiques. - Rôle du visiteur : écouter sans enjeu (00:19:07) : Le visiteur n'est ni avocat, ni psychologue, ni aumônier, mais offre un espace de parole libre et confidentielle, essentiel pour l'« liberté intérieure » des détenus. - Thèmes abordés et cas marquants (00:21:36) : Les discussions portent sur la vie en prison, le passé, la famille (source de culpabilité), et les difficultés personnelles ayant conduit à l'incarcération. Il évoque des histoires "très perturbantes" de personnes entraînées dans des mécanismes qu'elles ne maîtrisent pas. - Défis et critiques du système carcéral (00:35:35) : Le domaine médical est "catastrophique" (manque de soins, paracétamol pour tout). Le système pénal est critiqué pour l'« abandon » des personnes et l'inefficacité de la punition. - L'idée du "ravaudage" pour une justice restaurative (00:50:41) : Plutôt que la "réparation" ou la "restauration", il propose le "ravaudage" pour « retisser » les liens brisés (avec soi-même, les autres, la réalité). - La nécessité d'un musée des enfermements (00:57:19) : Il est indispensable de montrer ce qu'est une prison et d'offrir un lieu de rencontre pour tous les acteurs (détenus, familles, victimes, public) afin de repenser le système. - Évolution de sa vision (00:59:52) : Après dix ans, il a une vision plus claire de l'échec du système, malgré la qualité de nombreux intervenants. - Impact des visites sur les détenus et après la sortie (00:39:45) : Les sourires et remerciements des détenus témoignent de l'impact positif. Les sorties de prison sont souvent compliquées (transferts, expulsions, bracelets électroniques). - Difficultés des familles (01:13:50) : Les visites des familles sont coûteuses en temps et en argent, avec des conditions d'accueil difficiles et un manque d'installations pour les enfants. - Attente en prison (01:17:02) : L'attente est omniprésente en prison, due à l'organisation des anciennes prisons ou aux incidents dans les nouvelles.

#19455
track: 2216 - 01 - BNA-BBOT
album: 2216 - Kanal

09/03/2026
Catherine Dohmen, architecte avec près de 20 ans d'expérience, présente son parcours et son engagement depuis trois ans à la Fondation Kanal. Ayant pratiqué l'architecture indépendante... (read more)
Catherine Dohmen, architecte avec près de 20 ans d'expérience, présente son parcours et son engagement depuis trois ans à la Fondation Kanal. Ayant pratiqué l'architecture indépendante et travaillé 12 ans au bureau Lescaux, elle connaît bien le quartier de Molenbeek où elle réside également depuis cinq ans. Attirée par l'envergure du projet et son emplacement emblématique, elle a mis sa carrière d'indépendante en pause pour rejoindre la Fondation. [00:00:01] Son rôle à la Fondation Kanal est celui de la maîtrise d'ouvrage, une fonction qu'elle n'avait pas exercée auparavant mais qu'elle considère essentielle à la réussite des projets architecturaux. Bien qu'elle ne fasse pas directement de propositions architecturales, elle joue un rôle clé dans la coordination et l'élaboration de certains espaces. Elle reconnaît que la conception directe lui manque un peu, mais elle reste associée à son ancien bureau et participe à des débats internes. La Fondation a fait le choix de travailler avec plusieurs équipes d'architectes pour enrichir le projet, permettant à des structures plus petites de participer. Catherine supervise spécifiquement trois de ces équipes, assurant la cohérence de leur conception avec la vision globale. [00:01:17] Elle est arrivée après le début du chantier, au moment de la fin du démantèlement et du début du "Grosse Œuvre", et a pris en charge le suivi des projets secondaires, un rôle qui dépasse la simple maîtrise d'ouvrage par sa dimension de coordination et d'attention à la conception. Ce processus, bien que complexe, est très enrichissant et bénéficie du respect mutuel entre les différentes équipes d'architectes. Catherine détaille les équipes d'architectes impliquées.[00:05:06] La Fondation Kanal gère l'intégralité du projet, de la conception initiale (en collaboration avec Pompidou pour la programmation) à la gestion future du musée, en passant par le développement et la création d'un nouveau pôle culturel. [00:07:34] Cette approche globale, bien que très exigeante, permet d'assurer une vision cohérente. Le calendrier a été impacté par des événements externes tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine, entraînant des hausses de prix, mais la volonté d'ouvrir rapidement reste forte. La période actuelle est particulièrement intense pour l'équipe du bâtiment avec l'accélération des parachèvements, et également pour les équipes curatoriales et de communication en vue de l'ouverture. Les grands objectifs du musée sont multiples. [00:10:07] Premièrement, ouvrir le premier musée d'art contemporain à Bruxelles, un enjeu culturel majeur. Deuxièmement, redonner vie à ce bâtiment emblématique de la ville, l'ancien garage Citroën, en le transformant en un lieu vibrant. Troisièmement, rendre ce lieu accessible à tous en l'ancrant profondément dans son quartier. L'ambition est de créer un espace public accueillant où chacun se sent libre d'entrer et d'appréhender l'art de différentes manières, au-delà de la simple visite d'expositions. Catherine insiste sur la nécessité de réussir cet ancrage local, en tirant les leçons d'expériences passées comme Tour & Taxis, où l'intégration avec le quartier n'a pas été pleinement réussie et où le public local ne se sent pas toujours à l'aise. Elle souhaite que le musée devienne un lieu où l'on se sent bien, où l'on peut s'asseoir et profiter, et non seulement consommer. Catherine partage son amour pour les lieux qu'elle découvre au quotidien sur le chantier. Son endroit préféré est la façade ouest, au premier étage (le "Hall 2"), côté Willowbrook. [00:15:04] Elle admire la restauration réussie des structures anciennes avec un verre fin et performant qui isole du bruit du trafic tout en laissant passer une lumière magnifique. Elle s'imagine assise sur un long banc de 14 mètres, contemplant le parc, les arbres, les tours de logements du quartier Nord, et le paysage urbain dans une atmosphère paisible. Elle évoque également l'importance future du parc environnant, qui sera plus accessible et connecté au parc Maximilien, ainsi que la réouverture de la Senne pour les piétons, créant des abords plus agréables pour le musée. Il est difficile pour Catherine de choisir un seul souvenir marquant, tant les étapes du chantier ont été impressionnantes, de la découverte des volumes à l'accélération actuelle des parachèvements. Elle mentionne le rooftop comme un lieu magique, conçu comme un pont de bateau rappelant la forme de péniche du showroom Citroën, offrant une vue panoramique à 360 degrés sur Bruxelles (du Palais de Justice à l'Atomium). [00:22:00] Un souvenir récent particulièrement gratifiant est la réception des photos des modules du futur bar de la Brasserie. Ces pièces, réalisées à la main par un artisan carrossier local, symbolisent le lien du projet avec les savoir-faire du quartier et l'accomplissement des études et recherches menées par les architectes. Catherine adresse un message simple aux futurs visiteurs : "Venez profiter de ces espaces". Elle insiste sur la grande capacité d'accueil du musée et ses nombreux recoins accessibles gratuitement, sans ticket, qui offrent des vues uniques sur la ville et l'intérieur du bâtiment. [00:26:00] Imaginant l'ambiance sonore du musée en pleine activité, elle décrit un mélange de langues, de rires d'enfants, l'odeur du pain frais de la boulangerie (qui cuira sur place), des conversations de café, des bruits de chariots logistiques (car il n'y a pas de couloirs cachés, tout se passe dans les espaces), et des performances lointaines. Un travail important a été réalisé avec des acousticiens pour gérer le son, notamment via des rideaux acoustiques épais et des blocs en terre cuite absorbants, afin de créer une atmosphère agréable où l'on entend tout sans que cela soit désagréable. [00:28:24] Certains espaces, comme le Hall 1, sont spécifiquement aménagés avec des systèmes de rideaux pour permettre des performances tout en contrôlant la propagation du son et en créant des "cocons" d'intimité dans l'espace public. Catherine espère que le musée deviendra un lieu incontournable pour Bruxelles, offrant une activité culturelle riche et accessible à tous, y compris aux familles. [00:34:44] Elle souhaite que l'aspect "zinneke" (hybride et cosmopolite) de Bruxelles soit intégré, notamment via des espaces "underground" pour des concerts ou des discussions plus accessibles, permettant différentes portes d'entrée vers l'art contemporain. Un groupe dédié à l'accessibilité travaille sur toutes les dimensions (physique et artistique). Des aménagements architecturaux pratiques sont prévus : chaises pliables à disposition, fontaines d'eau partout (pour éviter la consommation obligatoire), pique-nique autorisé, et accès gratuit au rooftop avec des transats. Le musée proposera différentes options de restauration pour s'adapter à tous les budgets (boulangerie, brasserie, restaurant gastronomique), offrant ainsi la possibilité de ne pas consommer si désiré.

#19454
track: 2215 - 01 - BNA-BBOT
album: 2215 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

26/03/2025
Guy introduces himself as someone originally from Dendermonde who came to Brussels to study and eventually decided to stay. He deliberately chose Saint Nicholas Church at Fontainas Square as the ... (read more)
Guy introduces himself as someone originally from Dendermonde who came to Brussels to study and eventually decided to stay. He deliberately chose Saint Nicholas Church at Fontainas Square as the location for the interview because it is associated with an important memory from the 1980s. It was here that the funeral of a close friend and employer who died of AIDS took place. What remained most vivid in his memory was the contrast between the silence and solemnity inside the church and the busy city life that continued outside. That moment made him realize how quickly life moves on, even after profound loss. From this memory, he begins describing Brussels in the 1980s, which he remembers as a darker, rougher and poorer city than it is today. The area around Fontainas Square was home to small cafés, dance venues, saunas and meeting places for gay men. For Guy, who came from a more traditional environment, this neighbourhood represented his first encounter with a visible queer community. Although homosexuality was still largely hidden and often accompanied by fear and prejudice, he experienced Brussels as a place where greater freedom was possible than elsewhere. He explains how, as a young man, he searched for his place in this world, met new people and found a sense of belonging within a relatively small community. At the same time, he speaks openly about the uncertainties of that period, discrimination, violence and the tension between visibility and anonymity. Personal experiences, including a difficult first romantic relationship and tensions within his family regarding his sexual orientation, illustrate how closely his identity formation was linked to the city and this particular neighbourhood.

#19453
track: 2215 - 02 - BNA-BBOT
album: 2215 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

26/03/2025
In this section, Guy reflects on the transformations he has witnessed in both the neighbourhood and society. He describes how the area around Fontainas Square evolved from a neglected and socially ... (read more)
In this section, Guy reflects on the transformations he has witnessed in both the neighbourhood and society. He describes how the area around Fontainas Square evolved from a neglected and socially vulnerable district into a more attractive and open environment. At the same time, he notes that social problems such as poverty and vulnerability have not disappeared but have often become less visible. A major theme is the evolution of the LGBTQ+ community. Whereas homosexuality was once largely hidden, he now sees far greater openness and social acceptance. Nevertheless, he stresses that the fear of rejection never entirely disappears. The AIDS epidemic also features prominently in his reflections. Guy lost several friends and acquaintances to the disease and recalls the heavy stigma associated with it at the time. He speaks with appreciation about local figures, including doctors and clergy members, who supported vulnerable individuals and AIDS patients. He also discusses his relationship with faith and spirituality. Although he no longer considers himself a practising believer, churches remain places of peace and contemplation for him. He reflects on life, death and meaning, and explains that beauty and comfort are often found in small things: a flower in a cemetery, a quiet moment in a church or an unexpected view of the city. Looking back on changes in the neighbourhood, he particularly regrets the disappearance of small cafés and meeting places where people genuinely knew one another. According to him, social life has become more fleeting. At the same time, he emphasizes that change is inevitable and that it is important not to become trapped in nostalgia but to remain open to new developments.

#19452
track: 2215 - 03 - BNA-BBOT
album: 2215 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

26/03/2025
In the final section, the conversation shifts toward broader life lessons and personal reflections. Guy explains that respect for others is one of the most important values he has taken from his life ... (read more)
In the final section, the conversation shifts toward broader life lessons and personal reflections. Guy explains that respect for others is one of the most important values he has taken from his life in Brussels. In his view, everyone carries their own history and reasons for acting as they do, which makes it important not to judge others too quickly. He also reflects on social change, education and living together in a diverse city. Referring to his experiences in the gay rights movement, he recalls how participants in the earliest demonstrations often faced open hostility. Although significant progress has been achieved, he believes mutual respect remains essential. A recurring theme is his ongoing search for self-understanding. He talks about the many courses, studies and creative paths he pursued, ranging from accounting and tourism to theatre and dance. For him, these experiences were ways of discovering who he was. Brussels continually provided opportunities to grow, meet new people and encounter different perspectives. Finally, he criticizes the hurried nature of contemporary society. According to him, many people are constantly occupied, distracted by technology and social expectations, leaving too little time to reflect on themselves and their surroundings. He advocates for greater calm, attention and wonder in everyday life. For him, Saint Nicholas Church symbolizes exactly that: a place where, in the middle of a busy city, one can slow down, reflect and reconnect with oneself.

#19451
track: 2214 - 01 - BNA-BBOT
album: 2214 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

21/03/2025
Annemie recounts how she moved from Glabbeek and Tienen to Brussels to study translation and interpreting at Marie Haps. She chose Spanish partly because her father considered it more internationally ... (read more)
Annemie recounts how she moved from Glabbeek and Tienen to Brussels to study translation and interpreting at Marie Haps. She chose Spanish partly because her father considered it more internationally useful than Italian. Her daily train journeys to the then small and charming Luxembourg Station were an important part of her student life. Brussels immediately fascinated her: whereas Tienen felt like a quiet provincial town, Brussels seemed vibrant, exciting and full of possibilities. Although her first impression was somewhat affected by pollution and the dark façades typical of the period, this quickly changed as she made friends and settled into city life. Once she was finally allowed to live in student housing, she felt that “the world opened up.” She became deeply involved in student life around Luxembourg Square and spent many evenings in the Marie Haps student bar, often helping behind the counter and participating in its day-to-day activities. She vividly describes student culture at the time, the interactions between Dutch-speaking and French-speaking students, and her first serious romantic relationships. Through a French-speaking student, she significantly improved her French. Looking back, she also reflects critically on attitudes that were common at the time, including discrimination against foreign and Moroccan students, recognising today how problematic these behaviours were. She paints a lively picture of Luxembourg Square and its cafés during the 1970s: simple neighbourhood bars, student gatherings, football evenings, spontaneous encounters and a strong sense of community. Comparing the area with today, she feels that it has become more commercial, more fashionable and increasingly dominated by European institutions. While she appreciates improvements such as cleaner buildings and pedestrian zones, she regrets the loss of some of the square’s former charm and notes the increase in visible social problems such as homelessness and begging.

#19450
track: 2214 - 02 - BNA-BBOT
album: 2214 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

21/03/2025
In this section, Annemie reflects on the financial and personal significance of her student years. She explains how her parents supported her studies despite limited financial means. She supplemented ... (read more)
In this section, Annemie reflects on the financial and personal significance of her student years. She explains how her parents supported her studies despite limited financial means. She supplemented her income by working for a Dutch-speaking medical on-call service and benefited from scholarships and a modest lifestyle that allowed her to remain in Brussels. Looking back, she sees her education as decisive for the rest of her life. Although the economic crisis of the early 1980s made it difficult to find employment after graduation, she eventually succeeded in pursuing her dream career as a translator. She worked for the postal service, in social security-related institutions and later for a health insurance organization. Beyond professional opportunities, Brussels also broadened her horizons and helped her become more open-minded and internationally oriented. A central theme in this part is multilingualism. Annemie speaks passionately about her love of languages, her work as a translator and her belief that languages create connections between people. She discusses her interest in literary translation and her reservations about machine translation technologies. While acknowledging the rapid progress of artificial intelligence, she believes that human interpretation, nuance and cultural understanding remain indispensable. She also reflects on the limited cultural stimulation offered during her studies. Unlike today, students were rarely encouraged to visit museums, theatres or cultural institutions. Looking back, she finds it remarkable that so little interaction existed between Dutch-speaking and French-speaking students despite the bilingual structure of Marie Haps. She considers this a missed opportunity in a city defined by multilingualism and cultural diversity. Finally, she shares her thoughts on the future of Marie Haps and Luxembourg Square. She sees advantages in the institution’s proximity to European institutions but wonders how translator and interpreter training will evolve in response to artificial intelligence and changing educational realities.

#19449
track: 2214 - 03 - BNA-BBOT
album: 2214 - Bronnen Vol Leven (BOP & KUL)

21/03/2025
From this point onward, Annemie mainly shares personal memories from her student years. She recalls her first love, remembering even today specific scents, places and emotions associated with that ... (read more)
From this point onward, Annemie mainly shares personal memories from her student years. She recalls her first love, remembering even today specific scents, places and emotions associated with that period. Luxembourg Square remains deeply connected in her mind to friendships, romance and the intense experiences of early adulthood. She tells colourful anecdotes about fellow students, relationships and café life, often with humour and nostalgia. These stories illustrate how closely connected the student community around Marie Haps was and how important life decisions, friendships and romantic relationships often unfolded in and around the cafés of Luxembourg Square. At the same time, she discusses a more difficult experience from her studies. Despite obtaining strong academic results, she was denied certification as an interpreter because her pronunciation was judged not to conform sufficiently to the linguistic standards expected by the European institutions. She experienced this decision as deeply unfair, especially because her translation work had consistently received excellent evaluations. Although she ultimately graduated as a translator, the experience left a lasting impression and reinforced her critical view of rigid institutional evaluation systems. She links this episode to broader reflections on examinations, diplomas and recruitment procedures, which she believes sometimes place excessive emphasis on formal criteria rather than actual competence. Despite this setback, she went on to build a successful career, confirming her belief that talent cannot always be adequately measured by official systems.
added to favorites !
track info
favorites
S