Modèle ta cité

Le programme 

#14 h : balades aux voix multiples de la Cité. Inscription obligatoire auprès de Claire Scohier : claire.scohier@ieb.be 

#16 h : écoute du documentaire sonore « La théorie des blocs » sur le toit du bloc 6  

#18 h : écoute du documentaire sonore « La théorie des blocs » dans le hall du bloc 8. 

#19 h : projection du court métrage de Karim Akalay « Otage du langage ». 

Tout au long de l’après-midi entre 14 et 18 h : jeu de piste des habitants, groupes musicaux locaux, les Femmes du 8 mars, la visite du potager, l’expo photo « Sortir des Clichés », fragments sonores, paroles vivantes,… Activités gratuites, bar sur la place Haute et à Cité Culture.  

En 2014, BNA-BBOT a mené le projet Habitat vertical, parole horizontale. Après une année de travail mené au sein de la Cité Modèle pour rencontrer des habitants et susciter leur expression au sujet de leur cadre de vie, le projet prend forme et Karim Akalay, ancien habitant de la Cité qu’il connaît comme sa poche, se place aux manettes du projet pour donner naissance au documentaire sonore La théorie des blocs.
L’e
n

housiasme suscité par le documentaire auprès d’acteurs clés de la Cité ainsi que d’un large panel, mixte et inter-générationnel, d’habitants a incité plusieurs partenaires à investir à plus long terme. C’est ainsi que Karim Akalay, le jeune réalisateur du documentaire et par ailleurs membre de l’association locale City-Zen, soutenu par Cité Culture, Picol asbl, IEB et BNA (auxquels se sont ajoutés le Centre de Jeune Avverroès et la médiation sociale Bravvo), décidèrent de poursuivre la dynamique fédérative et d’œuvrer à une valorisation des talents internes à la Cité Modèle. Le projet du festival Modèle ta Cité pris peu à peu forme.
Que

herche-t-on en organisant Modèl e ta Cité ?
Ci
ty

Zen, les habitants moteurs et les associations souhaitent une journée permettant aux habitants de la Cité Modèle de s'exprimer sur leur lieu de vie pour aller à rebours des clichés ou de la vision du lieu comme un geste d’architecture utopique. Il est clair que dans une telle démarche, le processus d’organisation est tout aussi, si pas plus, important que le moment de l’événement. Pour mettre en avant la Cité comme lieu de vie et de brassage de diversités, il s’agissait de :
crée

  • des espaces d’expression pour les habitants et en croisant leurs perceptions (les besoins, les ressources, les perspectives pour le quartier...)
    de s
  • sciter des rencontres entre les jeunes et les moins jeunes, les différentes couches d’installation et les diverses cultures présentes dans la Cité.
    d’id
  • ntifier et valoriser les ressources culturelles, artistiques et savantes de la cité modèle (plateforme des expertises et des savoirs locaux)
    de c
  • nsolider la collaboration entre les différentes associations de la Cité Modèle et d’espérer par la suite une autonomisation des habitants impliqués dans la dynamique .
    Le f

uit de plusieurs rencontres d’horizons divers
Afin

de préparer l’événement, trois soirées ont été organisées entre janvier et avril 2016, offrant à une trentaine d’habitants de la Cité d’âges et d’horizons divers un espace de débat et de réflexion à partir des réalités et préoccupations quotidiennes. Chacune de ces rencontres comprenait un repas, une animation « récolte de paroles » (autour des ressources et des besoins des habitants), et une animation artistique synthétisant et documentant la soirée via le dessin ou une fresque à réaliser en commun.
Au f

l des trois soirées, jeunes et vieux, femmes marocaines et vieux belges, travailleurs de la maison médicale et de Cité culture ont appris à mieux se connaître, comprendre et combler les fossés d’incompréhension et permis et constituer les prémisses d’un groupe d’acteurs locaux menant une réflexion et posant un regard plus critique sur son environnement, dépassant certaines idées toutes faites. Il s’agissait aussi d’identifier ce sur quoi on a prise pour éviter les frustrations des ambitions irréalistes. Le tout a été croqué, dessiné, caricaturé par Emilio du Picol et Axel Claes de Plutôt-Te-Laat (PTTL) et sera exposé sur la Place Haute.
Un j

u de piste, une balade-découverte et un documentaire sonore
C’es

la prise de conscience des fractures physiques et sociales qui parsemaient la Cité qui a amené ce groupe à imaginer la création d’un jeu de piste pour faire lien au sein de la Cité. Le jeu de piste réalisé entièrement par les habitants reliera des lieux et des associations de la Cité parfois méconnus des habitants eux-mêmes.
A 14

h, une balade reliera ces différents points tout un donnant la parole aux différents lieux. Elle partira de la Place haute, lieu d’exposition du jour pour se clôturer sur le toit du bloc 6 où le documentaire sonore « La théorie des blocs » sera diffusé. Celui-ci sera également diffusé à 18h dans le hall du bloc 8.
L’a
t

lier photo sur le thème « Sortir des clichés »
Dans

le même temps le centre de jeunes Avverroès a mené avec des jeunes de la Cité un atelier se déroulant hebdomadairement entre novembre 2015 et mai 2016 pour :
init

  • er les jeunes à la photo et développer les savoir-faire et compétences
    pouv
  • ir s’exprimer sur l’aménagement des espaces publics et sur la place des jeunes dans leur quartier (réappropriation de leur lieu de vie)
    déco
  • struire la construction de l’image négative des jeunes de la cité modèle
    perm
  • ttre un dialogue entre jeunes et moins jeunes à travers des portraits et ainsi de tisser des liens intergénérationnels et interculturels
    perm
  • ttre aux jeunes d’avoir la parole publique sur les sujets qu’ils connaissent, montrer ce qu’ils ont appris et diffuser leurs opinions auprès des personnes du quartier
    sort
  • r des clichés et produire d’autres images de leur quartier en transmettant un autre regards sur la cité modèle.
    Tout

au long des ateliers, les jeune ont pris des photos de leur lieu de vie en les commentant et ont pris des photos de leurs voisins en leur demandant de raconter une petite histoire.
Le c

urt-métrage Double langage réalisé par Karim Akalay et coproduit par l’ensemble des partenaires.
Syno

sis : un jeune et une personne âgée de la Cité Modèle habitent sur le même pallier mais ne se connaissent pas plus que ça. Après une grosse dispute entre eux, leurs langages vont se voir inverser : lorsqu'ils sont seuls, ils parlent le langage de l’autre, mais une fois réunis, ils 
retrouvent à nouveau leur langage propre. Ils vont alors tous les deux entreprendre une quête pour récupérer leurs langages respectifs…
Inte

tions : l'une des intentions de ce court-métrage est le questionnement sur le langage. Ces deux personnages qui sont voisins de très longues dates possèdent une manière de parler assez distincte, ils ne se connaissent pas parce qu'ils ne prennent pas le temps de discuter et de s'écouter. L'une des multiples intentions de ce court-métrage est aussi de démanteler les incompréhensions inter-générationnelles et de participer à une cohésion.

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